QUELQUES DATES

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QUELQUES DATES

Message par Fondateur le Dim 4 Avr 2010 - 21:35

27 mars 1875

Approbation du projet de construction du fort par M. le ministre de la guerre.

2 mai 1875

Approbation du projet de construction du fort par le directeur supérieur des fortifications.
Approbation de l’adjudication pour les travaux du fort.
Déclaration du décret d’utilité publique et d’urgence de l’acquisition des terrains pour la construction du fort.

18 juin 1875

Les travaux de construction du fort ont démarré aujourd’hui.

15 octobre 1877

Fin des travaux de construction du fort. La construction a coûté 1 592 780 fr., dont 61 780 fr. pour l’acquisition des travaux et 93 000 fr. de travaux d’amélioration.

1er janvier 1878

Le fort est prévu pour dix officiers, 36 sous-officiers, 308 hommes de troupe, au total 354 hommes.
Il possède une infirmerie de 40 malades, un magasin à poudre d’une contenance de 45000 kg, un magasin aux munitions confectionnées d’une contenance de 600 000 cartouches, les magasins de l’artillerie ont une superficie de 150 m², le magasin du génie est de 35 m², les magasins des services administratifs ont une superficie de 198 m², la manutention possède un four avec un débit de 200 rations. Son armement comprend 2 canons de 138 sous casemates, 18 pièces de remparts (6 canons de 138 (+1 en réserve), 4 canons de 155L Mle 1877, 4 canons de 7 de Reffye Mle 1875, 4 mortiers lisses de 22 Mle 1839 (en réserve), 8 pièces de flanquement (4 canons à balles, 4 canons de 7 de Reffye Mle 1875)). Une batterie annexe est armée de 2 canons de 7 de Reffye Mle 1875.Au total, 30 pièces d’artillerie pour le fort d’Arches et sa batterie. Le fort est prévu pour résister à un siège de trois mois.

3 août 1878

Le maire de Pouxeux demande l’intervention du lieutenant Barry commandant le fort d’Arches (37ème de ligne) suite à des menaces de mort de la part d’un forcené, le lieutenant descend avec une escouade, le forcené impressionné par le lieutenant s’est rendu. Le sieur Grandclaudon avait tué une personne suite à un procès perdu.

9 novembre 1878

Le lieutenant Luthard du génie d’Epinal est envoyé au fort d’Arches.

29 décembre 1881

Classement à la date du 29 décembre 1881 :
Fort d’Arches et sa batterie annexe.

Dimanche 13 mars 1887

Le ministre de la guerre a lancé un nouveau décret sur l’appellation des forts, en voici la liste pour notre région :
Fort d’Arches : fort Berwick

Samedi 16 juillet 1890

Le bornage des zones de servitude du fort a commencé aujourd’hui.

Dimanche 5 mars 1891

Dimanche soir, le sergent Aubry du 149ème de ligne, employé au bureau de la place, accompagné du sergent major Raybaud du fort d’Arches, rentrait dans ses quartiers à Epinal, lorsqu’il fut interpellé par trois individus.
Faisant mine de rien entendre, les trois hommes insistèrent. L’un des hommes saisit le bras gauche d’Aubry, celui-ci tira son sabre, et en porta un coup au flanc gauche d’un des agresseurs, puis rebroussa chemin en direction de Raybaud, celui voulut se porter au secours de son ami, mais reçu un coup derrière l’oreille gauche. Celui-ci tomba sans connaissance. L’objet avec lequel a été frappé le sergent major Raybaud est une pince en fer d’une cinquantaine de centimètres. Pince identifiée par M. Jules Noël, maréchal ferrant. Le lieu de l’agression se trouvant à côté de l’atelier. M. Blaudez, boucher, mis son habitation à la disposition du blessé, lequel succomba à ses blessures à 7h00 du matin. Le maire, M. Aubry fit ouvrir une enquête, le commandant du fort, le chef de bataillon Doyen, ayant prévenu la gendarmerie. A 2h00 de l’après midi, le corps fut transporté à l’école de jeune fille, pour autopsie. M. le docteur couturier, médecin légiste, et le médecin militaire du 15ème B.C.P ont fait l’autopsie et ont conclut à une fracture du crâne ayant entraînée la mort.
L’individu blessé par le sergent Aubry, un nommé Joseph Gérard, 38 ans, de Uzemain, employé par M. Noël, a déclaré ne pas avoir frappé le sergent major. Le second des trois individus, Victor Besson, 29 ans, employé également par le forgeron, nia les faits, cependant, de par ses contradictions, il a été écroué à la maison d’arrêt d’Epinal, lundi à 7h00 du soir, ainsi que son compagnon Gérard.

Jeudi 9 mars 1891

Les obsèques du sergent major Raybaud, ont eu lieu cet après-midi à 3h30.
Le colonel, chef de corps du 149ème de ligne, le chef de bataillon Doyen, gouverneur du fort d’Arches, les officiers, sous-officiers et un détachement du 149ème y assistaient, ainsi que la musique du régiment.

Dimanche 24 mars 1895

Un rapport de M. le capitaine commandant le fort d’Arches, fait état d’un acte courageux de M. Jacquot, celui-ci s’étant porté au secours d’un soldat égaré dans la neige dans la nuit du 27 au 28 janvier. Sans l’intervention de M. Jacquot, le soldat serait certainement mort de froid. Une gratification de 25frs imputable sur le crédit ouvert pour belles actions, est accordée à M. Jacquot de Pouxeux.

Mercredi 1er mai 1895

A dater de ce jour, les forts d’Arches, Château-Lambert, Rupt et Remiremont, sont rattachés à la place d’Epinal.

Jeudi 16 décembre 1897

Le journal « Le temps » a eu la belle initiative de recueillir de nombreux livres qu’il fera remettre aux troupes en garnison dans les forts. Le journal a fait adresser directement des colis par ses abonnés aux garnisons des forts du ballon de Servance, Château-Lambert, Rupt, Parmont, Arches, Bourlémont, les forts du camp retranché d’Epinal, du camp retranché de Belfort.

Dimanche 23 janvier 1898

Le soldat Vaugard Henri Charles, classe 1895, affecté à la 16ème compagnie du 149ème de ligne au fort, a quitté le fort le 20 courant, au réveil, en tenue de corvée et est venu se promener à Remiremont. A 7h00 du soir, il se rendit au poste de police où on le garda jusqu’au lendemain. Il a été conduit à la gendarmerie, qui doit le ramener aujourd’hui au fort.

Jeudi 24 février 1898

Les magasins de l’habillement et du campement sont placés à Troyes, Nancy, Toul, Epinal, Neufchâteau, fort de Frouard, batterie de l’Eperon, fort de Pont St Vincent, fort de Manonviller, fort du Parmont, fort de Rupt, fort de Château-Lambert et fort d’Arches.

Mardi 5 juillet 1898

M. le chef de bataillon du génie Krüger, chef du génie de la place de Remiremont, a visité aujourd’hui les travaux actuellement en cours au fort d’Arches.

Jeudi 7 juillet 1898

M. le capitaine du génie Lecourt, a eu un accident en franchissant le pont d’Arches. Son cheval s’est brusquement emballé, désarçonnant son cavalier, qui fut projeté violemment sur le sol. L’officier tomba sur la tête. Il reçut les premiers soins par un médecin civil, les médecins du 5ème BCP, prévenu par dépêche, furent rapidement sur les lieux. L’officier fut ensuite transporté vers l’hôpital militaire St Maurice d’Epinal. Il souffre de graves blessures aux crânes et à la face. Sont état est jugé sérieux.

Vendredi 8 juillet 1898

M. le capitaine du génie Lecourt, gravement blessé jeudi dernier, et hospitalisé à Epinal, n’a toujours pas repris connaissance après avoir tombé dans le coma après son admission à l’hôpital.


Samedi 9 juillet 1898

M. le capitaine du génie Lecourt, gravement blessé jeudi dernier, et hospitalisé à Epinal, est décédé aujourd’hui des suites de ses blessures.

Lundi 11 juillet 1898

Les obsèques du capitaine Lecourt, ont eu lieu ce matin à 8h15, en la chapelle de l’hôpital d’Epinal. A l’issue de l’office religieux, le corps a été transporté à la gare, et placé dans un train pour Paris.
Assistaient aux obsèques, M. le général Lefort, commandant le génie du 20ème corps ; M. le général O’ Connar, commandant la cavalerie d’Epinal ; le colonel directeur du génie d’Epinal ; M. le commandant Krüger, chef du génie à Remiremont ; de nombreux officiers des garnisons d’Epinal et de Remiremont, du fort d’Arches, de Bussang et des entrepreneurs actuellement au fort d’Arches et de Remiremont.

Mardi 12 juillet 1898


L’inhumation du capitaine Lecourt, a eu lieu ce matin au cimetière Montmartre, dans un caveau de famille.

Mercredi 7 mars 1906

Subsistances militaires. Salle de la justice de paix. Epinal.
Adjudication de 5550 qtx de bois de four (quartiers de hêtres).
1er lot: place d’Epinal – 4500 qtx.
2ème lot: fort de Longchamp – 400 qtx.
3ème lot : fort de Girancourt – 400 qtx.
4ème lot : fort d’Arches – 250 qtx.
A livrer au fur et à mesure des besoins, du 1er avril 1906 au 31 mars 1907.

Mercredi 29 mai 1907

Subsistances militaires. 1h30 du soir. Salle de la justice de paix d’Epinal. Adjudication 5800 qtx bois de four.
1er lot : place d’Epinal – 5300 qtx.
2ème lot: fort de Dogneville - 200 qtx.
3ème lot : fort d’Arches – 300 qtx.
Bois de four : quartiers de hêtre.
Manutention : 300 qtx de charbon de terre (à livrer selon les besoins du 1er juillet 1907 au 30 juin 1908).
1907, 500 kg de bougies de récente fabrication, à livrer dans un délai de trente jours.

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